#1 27-11-2009 16:15:49

H.Lacoste
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le tracé du futur TGV

Bordeaux-Toulouse : le tracé du futur TGV , va-t-il passer par Dieupentale? suite
http://www.dieupentale.com/forum/uploads/thumbs/6_trace_de_la_lgv.jpg

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#2 06-01-2010 15:53:33

H.Lacoste
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Re: le tracé du futur TGV

Bordeaux- Toulouse: plus d'information!...
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#3 12-01-2010 22:36:00

H.Lacoste
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Re: le tracé du futur TGV

LGV : nouveau délai pour le tracé entre Montauban et Toulouse  Lire la suite

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#4 07-02-2010 13:26:16

carosebetfils
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Re: le tracé du futur TGV

Dieupentale, d'hier à aujourd'hui et peut être jamais de demain.....
Bonjour à tous chers voisins et voisines!
je suis dieupentalaise depuis le mois de mai et j'avoue que je m'y sens vraiment bien avec ma famille !
Cette histoire de tracé de TGV me trouble sacrément! Vont-ils vraiment avoir le culot de déloger autant de gens et de tuer autant de petits villages au profit d'un train à grande vitesse alors qu'ils pourraient le mettre ailleurs!(le faire longer l'autoroute par exemple...)
Qu'en pensez-vous?
les collectifs d'associations créées par les autres villages (Pompignan etc...) ont peut-être réussi à écarter le problème de leurs maisons.....il  faut qu'à Dieupentale nous nous réunissions autour de ce problème pour sauver notre village!
Avec un bébé de 4 mois je peux difficilement assister à des réunions mais je suis prête à faire des pancartes, des tracts etc...
Si un collectif-une asso se crée, je suis volontaire.....qu'on se le dise!

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#5 08-02-2010 11:44:06

carosebetfils
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Re: le tracé du futur TGV

Bonjour,
merci pour cette réponse rapide, je vais faire le nécessaire!
à bientôt

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#6 08-02-2010 12:57:38

Dumons Raymond
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Re: le tracé du futur TGV

Dieupentale en détresse


Dieupentale, lutte à outrance
Pour préserver ton existence
La ligne à grande vitesse
Cherche son lit et nous agresse

On a déjà payé le prix
Du dégradant P.P.R.I.
Aussi celui de la décharge
Des nos ordures de ménage

En regroupant les deux cantons
Des communes des environs
Ce fut pour tous un très beau geste
Difficile et indigeste

On cherche à faire une gravière
Pour extraire graviers et pierres
En détruisant, c’est évidant
La quiétté de nos résidents

De tous côtes on nous agresse
Par des projets qui nous empestent
Telle une usine de banlieue
Pour le retraitement des pneus

Quant  aux abords de cette usine
Retraitant les eaux de cuisine
En y mêlant, c’est évidant
Tous les produits des excréments

Elle est bien là devant la porte
Comme un gardien qui nous escorte
Il faut aussi la supporter
N’en déplaise à l’humanité

Pourquoi encore dégrader
Par le tracé du T.G.V.
Alors que déjà l’autoroute
Emprunte une bonne route

Pourquoi ne pas les associer
Sans chercher où pouvoir passer
Ne cherchez pas d’autre tracé
Ici le mal est déjà fait

            Suite à la réunion du 07.02.2010 salle des fêtes de Dieupentale      R Dumons

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#7 09-02-2010 00:30:47

christian
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Re: le tracé du futur TGV

Bonjour,
Selon notre temps libre ma femme et moi sommes à votre disposition pour lutter contre ce projet de tracé sur dieupentale et aussi sur les autres villages voisins .
Comment peut on faire pour réunir  tout les Dieupentalais à réagir? Faut il faire une pétition?
Il ne nous reste plus beaucoup de temps hélas!
Nous voulons que ce tracé du T.G.V.suive le long de l’autoroute.

Suite à la réunion du 07.02.2010 salle des fêtes de Dieupentale 

a bientôt

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#8 20-12-2011 15:06:00

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Re: le tracé du futur TGV

À mon point de vue, il y a de gros problèmes financiers, pour ce projet ?...

Bordeaux-Toulouse.
De nouvelles avancées dans le dossier de la LGV

Dans un communiqué publié hier, le maire de Toulouse, Pierre Cohen, le président du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard, ainsi que le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, ont réagi aux propos de Nathalie Kosciusko-Morizet. La ministre des Transports avait évoqué la création d'une mission pour juger de la pertinence économique de la LGV après Bordeaux. « Comment comprendre qu'aujourd'hui le gouvernement doute de la pertinence de ses propres projets ? Pour ce qui est de Tours-Bordeaux-Toulouse, l'intérêt économique et la rentabilité de cette ligne ayant été démontrés à de nombreuses reprises, la déclaration de la ministre est évidemment sans objet.
Les études ont déjà montré que la liaison Toulouse-Paris en trois heures n'est possible qu'avec la création d'une voie nouvelle. Toute autre solution doit être écartée puisqu'elle ne permettrait pas la circulation et du TGVet du fret et des autres trains de voyageurs ».

(Source la DDM)
(SUITE)

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#9 02-02-2012 15:40:27

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Re: le tracé du futur TGV

Info. LGV.TGV. pour, ou contre, mais qui va casser la tirelire, pour payer ce beau jouet ? LIRE
Attendre quelques secondes pour le chargement en PDF.
(source la vie du rail)

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#10 14-02-2012 17:24:35

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#11 29-02-2012 18:04:32

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#12 23-05-2012 18:14:00

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Re: le tracé du futur TGV

http://www.dieupentale.com/forum/uploads/2063_tgv5.jpg

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#13 24-07-2012 21:50:48

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Re: le tracé du futur TGV

UNE SEMAINE DANS LA VIE DU RAIL

Grande vitesse. Quatre coups partis un grand coup d'arrêt
Les quatre lignes nouvelles programmées seront bien réalisées. Mais pour le reste c'est dit,
la rigueur impose de renoncer aux grands projets ruineux. Même si en septembre, une commission
sera chargée d'éventuels repêchages.

Les LGV lancées... et les autres
Seules quatre nouvelles lignes sont lancées: la phase 2 du TGV-Est entre Metz et Strasbourg (en travaux), Tours- Bordeaux, Le Mans-Rennes, et le contournement de Nîmes-Montpellier. En revanche, l'incertitude plane sur les deux prolongements au-delà de- Bordeaux, vers Toulouse(qui a beaucoup de défenseurs) et Hendaye(qui en a beaucoup moins), la ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon(POCL),Marseille-Nice (Paca) ,Lyon-Turin ou encore l'interconnexion au sud de l'île-de France.

http://www.dieupentale.com/forum/uploads/2063_tgv1.jpg
Les temps changent. Après la litanie des grands projets, qui a pris une vingtaine d'années, depuis le Schéma directeur des relations à grande vitesse jusqu'au Schéma natio¬nal des infrastructures de transport, de Cresson à Fillon, vient l'heure des coupes, sombres ou plutôt claires. Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a estimé le 11 juillet qu'il faudrait revoir les projets de LGV « L'État, ceux qui le dirigeaient en son nom, ont prévu une multitude de projets sans avoir le début du commencement du moindre financement. Il y a eu un effet d'affichage, a-t-il dit sur France 2. (...) Le gouvernement n'aura pas d'autre choix que de renoncer à certaines des options qui ont été privilégiées. » Le Grenelle de l'environnement, qui prévoyait la construction de 14 lignes d'ici à 2020, aurait un coût total de 260 milliards d'euros, dont un tiers à la charge de l'État et plus d'un autre à celle des collectivités locales. Jérôme Cahuzac a toutefois précisé que les projets engagés seraient menés à terme. Terminer les « coups partis » et décréter la pause pour le restant. La stratégie n'a pas attendu la gauche. Elle s'était dégagée des Assises du ferroviaire à la fin de l'année dernière, sans avoir été énoncée aussi fermement par une NKM freinée, dit-on, par l'Elysée et Matignon. La période électorale ne se prêtait pas à l'affichage du renoncement. Et les élus s'étaient fait rassurer les uns après les autres sur leurs projets au gré de leurs protestations.
L’élection est passée. Le nouveau gouvernement a le temps pour lui. Il peut s'appuyer sur le dernier rapport de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques. La Cour relève que les lignes TGV prévues « ne sont pas budgétairement soutenables » et « ni (leur) rentabilité financière, ni (leur) rentabilité socio-économique, ni (leur) intérêt environnemental ne sont établis ». Quant aux grands élus locaux, ils admettent la rigueur... pour les autres. « Nous sommes conscients que les finances publiques sont contraintes, mais la quatrième ville de France ne peut pas être tenue à l'écart du réseau européen de la grande vitesse », tente le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen. Pour le président PS de la Région Aquitaine, Alain Rousset, le prolongement vers l'Espagne « est non seulement une priorité mais c'est aussi une obligation internationale ». En Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne demande « solennellement » au gouvernement de respecter la parole de la France en faveur du TGV Lyon - Turin. Dans les Alpes-Maritimes, le président du conseil général et député UMP Éric Ciotti dénonce « un coup d'arrêt inacceptable » à la ligne Marseille - Nice. La posture gouvernementale fait aussi des heureux.
http://www.dieupentale.com/forum/uploads/2063_2407tgv.jpg
À commencer par les anti-LGV, qui plaident pour l'amélioration de l'existant. « Sans avoir les financements, il est aberrant de parler d'un projet de huit milliards entre Toulouse et Bordeaux pour seulement une élite qui se déplace de métropole en métropole », a déclaré à l'AFP le porte-parole de la coordination anti-LGV dans le Lot-et-Garonne, Charles d'Huyvetter. À la SNCF aussi, on est satisfait. « Ce que le gouvernement a annoncé me paraît raisonnable, réaliste. Il faut prendre tous ces projets, les examiner du point de vue de l'environnement, de l'énergie, de leur utilité, de leur urgence et il y aura à ce moment-là des priorités définies », a déclaré le 12 juillet le patron de la SNCF, Guillaume Pepy.
Auditionné le 11 juillet à l'Assemblée nationale par la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier a estimé que « le Snit (qui met en œuvre les orientations du Grenelle de l'Environnement pour les 20 à 30 ans à venir, ndlr) est une liste à la Prévert ». Combiné avec la vieille critique du député UMP Hervé Mariton, on se retrouve devant une lettre au père Noël écrite par un émule de Prévert... Plus sérieusement, la Fédération des industries ferroviaires, regrette que « ce qui avait été demandé par l'ensemble des parties prenantes n'ait pas eu lieu : en particulier, débat au parlement, vote, et loi de programmation. » Faute d'avoir fait le tri dans les pro¬jets, on se trouve devant une impasse. « Un affichage sans hiérarchisation, sans calendrier, a gelé le projet de Snit », déplore Jean-Pierre Audoux, le délégué général de la FIF Peut-on sauver certains projets ? Frédéric Cuvillier a expliqué qu'il comptait mettre en place, en septembre, une commission mixte (élus-experts) chargée justement de « hiérarchiser » les projets du Snit. « Leur faisabilité sera examinée sur la base d'un certain nombre de critères : aménagement du territoire, fracture territoriale, bilan environnemental, enjeux économiques et financiers... », a-t-il précisé. Avant d'ajouter : « De plus, nos industriels ont besoin de visibilité sur plusieurs années et de savoir quelle sera la qualité de la commande publique ». Le ministre annoncera les grandes orientations de sa politique à la rentrée. D'ores et déjà, il indique que ses priorités iront « à la remise à niveau du réseau existant et à l'amélioration de la qualité de service pour les trains du quotidien».
En Île-de-France, Cécile Duflot a donné des indications semblables s'agissant du Grand Paris. De bons connaisseurs voient bien le projet se limiter pour longtemps aux prolongements de la ligne 14 au nord et au sud et à la section sud de la ligne rouge Pont-de-Sèvres - Noisy-Champs. Bref, on assiste au renversement que des économistes du Club des Transports demandaient récemment. Pendant des années on a promis tout ce qu'on voulait, sauf ce qui était intenable. On n'a l'air de ne plus vouloir lancer que les projets inévitables.
François DUMONT et Marie-Hélène POINGT

La Fnaut s'en prend aux « projets inutiles et nocifs »
La Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) s'étonne que le gouvernement focalise son attention sur les LGV. «Ajuste titre, il estime prioritaire une rénovation du réseau ferré classique - mais sans annoncer les nouveaux moyens financiers nécessaires pour l'accélérer », indique la Fnaut. Selon elle, le gouvernement doit avoir une autre approche en réalisant des économies « portant en priorité sur les projets inutiles ou nocifs pour l'environnement -. autoroutes (A45, A831,...} dont on sait depuis longtemps qu'elles ne permettent pas de venir à bout de la congestion routière ; aéroport de Notre-Dame-des-Landes -, canal à grand gabarit Seine-Nord, qui placerait l'Île-de-France dans l'orbite des ports belges et néerlandais au détriment du Havre ». La fédération estime également que « la pénurie d'argent public n'est pas inéluctable » si les « nombreuses niches fiscales anti-environnementales » pouvaient être supprimées. Elle cite entre autres la non-taxation du kérosène consommé en transport aérien intérieur, ou la sous-taxation du carburant diesel par rapport à l'essence.
Selon elle, « de nouvelles LGV bien sélectionnées permettraient de réduire les trafics aérien et routier (...), et de désaturer le réseau classique (en particulier les lignes littorales Perpignan -Montpellier et Marseille - Nice) au bénéfice du TER ». Et elle ajoute : « Aucun programme de redéveloppement du fret ferroviaire n'est possible sans des LGV absorbant le trafic voyageurs. »

(source la vie du rail)

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#14 22-01-2013 18:21:26

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Re: le tracé du futur TGV

Bressols. LGV : la réunion publique dévoile deux options 
C'est avec un intérêt flagrant, teinté d'interrogations et d'inquiétudes, qu'une partie de la population bressolaise s'est rendue dans la salle polyvalente pour une réunion publique autour du projet de ligne à grande vitesse.
Les habitants des secteurs les plus impactés étaient là, mais aussi ceux de tout le territoire qui se sentent concernés par cette réalisation qui aura des conséquences majeurs à plusieurs niveaux. Autour des élus bressolais, les représentants de Grands Projets du Sud-Ouest ont présenté deux options visant à intégrer le passage de la ligne mais aussi de la gare multimodale du Grand Montauban avec les TGV, TER, bus urbains et interurbains. Un court passage sous forme de viaduc est désormais évoqué, tout comme le rabaissement d'un éventuel remblai à 6 mètres de hauteur avec des concepts de ponts-rails élargis à 45 m. En s'appuyant sur une projection animée en 3D, les techniciens proposent pour la première fois un visuel qui met en exergue des axes de communications, chemins d'accès et ronds-points qui viendront transformer la physionomie du paysage malgré la volonté répétée d'orner le pourtour de la ligne avec des végétaux. La commune et de nombreux administrés ont conscience de l'atout de l'implantation d'une gare TGV et du potentiel économique qui en découle.

Des interventions poignantes
Dans l'assistance, les interventions fusent parfois avec virulence: «Vous passez sous silence la vérité car, en fait, entre le nombre de trains et celui des passagers, il y a, dans les documents de RFF, d'énormes contradictions!», martèle un responsable d'association. De son côté, Daniel Donadio interpellait l'assemblée sur le carnage paysager et populaire: «Je suis né à Bressols. Je vous demande, au nom de la population, de faire davantage d'efforts car les solutions que vous proposez sont consternantes.» La réalisation de l'équipement nécessite la démolition du site de Borderouge et d'un pigeonnier restauré et l'expropriation d'une trentaine de foyers. Elle traverse le village dans une diagonale saillante, d'Ouest en Est.

Au-delà des interpellations remettant en cause l'utilité du projet dans un contexte économique incertain, quelques questionnements sur le contenu des projections trouvent des réponses plus ou moins convaincantes. Deux alternatives ont été proposées, et de nombreux observateurs remettent en cause le temps d'un trajet jusqu'à Paris avec la prise en compte des arrêts répétitifs.

à la sortie de cette réunion, des tracts étaient distribués aux participants, en attendant la grande vitesse jusqu'à l'enquête d'utilité publique. Il s'agit peut-être d'un simple arrêt en gare!

(Source:La Dépêche du Midi)

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#15 01-05-2014 11:00:16

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Re: le tracé du futur TGV

Les opposants aux LGV dénoncent le "gouffre financier" des projets en cours.
Deux collectifs opposés aux projets de lignes à grande vitesse (LGV)  dans le sud de la France ont
dénoncé mi-avril  le "gouffre financier" des projets en cours, poussés selon eux par les "lobbys" du
BTP et la "vanité" des élus.
SUITE

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#16 08-10-2015 13:48:25

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Re: le tracé du futur TGV

Suite de la saga TGV une voie sans fin, à la poursuite des voix électorales.

Bordeaux - Toulouse, Bordeaux - Dax. Et si c'était les TGV de trop ?
Le gouvernement vient d'annoncer qu'il comptait réaliser les LG VBordeaux - Toulouse et
Bordeaux - Dax. Stupeur, car la commission d'enquête publique avait émis un avis négatif.
Va-t-on creuser les dettes publiques ou s'agit-il d'une manoeuvre avant les élections
régionales ?
Alain Vidalies a choisi la fête la rose de la fédération socialiste des Landes pour faire par de la
décision gouvernementale. Ce samedi 26 septembre, à Souston, le secrétaire d'État aux
Transports a déclaré : « j'ai averti aujourd'hui Alain Roussel, Alain Juppé et Martin Malvy de la
décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO (Grand projet du
Sud-Ouest) sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax, sur laquelle la commission d'enquête
publique avait émis un avis négatif».
Président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, selon sa coutume, a
immédiatement publié un communiqué, se félicitant d'une décision qui répond aussi aux vœux
d'Alain Roussel, président du conseil régional d'Aquitaine, et d'Alain Juppé, maire de
Bordeaux. Elle est tout de même très étonnante. On avait déjà vu le président de la République
soutenir la ligne Poitiers - Limoges, une ligne à 2 milliards déclarée d'utilité publique le 15
janvier dernier malgré l'avis négatif du conseil d'État.
Avec GPSO, on change de dimension. Ces lettres désignent le prolongement à grande vitesse
de la LGV Paris - Bordeaux d'un côté vers Toulouse, de l'autre vers l'Espagne.
Soit 8,3 milliards d'euros pour 327km.
Étonnant parce que l'étape précédente et toujours en cours, Tours - Bordeaux, ou SEA, est
extrêmement délicate à mettre en œuvre. Le montage n'a pu être bouclé qu'avec une forte
contribution des collectivités territoriales. Celles-ci exigent des dessertes, faute de quoi elles
menacent de ne pas payer, feuilleton qu'on suit depuis des mois et qui n'est toujours pas
dénoué. Au moins, avec cette LGV Tours - Bordeaux, on assure des Paris - Bordeaux en deux
heures, et il y aura un assez fort trafic. Il s'annonce plus faible quand il s'agira de prolonger la
LGV jusqu'à Toulouse, sans même parler de la branche vers Dax. Toulouse, sixième
agglomération française, devant Bordeaux, mérite bien un TGV à ceci près qu'elle restera au
mieux à 3 heures 10 de Paris et que la capitale d'Airbus est bien desservie par l'avion. Pour la
branche sud, on peut bien parler, au-delà de Dax, de relation avec l'Espagne et célébrer la
dimension européenne du projet. Reste que cela ne fait pas un trafic. Les deux opérations vont
créer de la dette publique, et risquent de déséquilibrer SNCF Mobilités, dont les trains ne
seront pas faciles à remplir et dont les péages devraient être élevés.C'est étonnant pour une
raison plus générale. Cela fait des années qu'à la suite des Assises du ferroviaire, organisées
par Nathalie Kosciusko-Morizet, des réflexions des économistes du Cercle des Transports, de
la commission Mobilité 21, présidée par Philippe Duron, ou du rapport de la Cour des comptes
sur « un modèle porté au-delà de sa pertinence », s'est mise en place une nouvelle
doctrine. En deux mots : l'essentiel du réseau à grande vitesse a été réalisé, et les
financements doivent être mobilisés pour remettre à niveau le réseau et le moderniser. Une
modernisation dont pourraient d'ailleurs bénéficier les axes du GPSO sans recourir à la très
grande vitesse.
On ajoutera à cette nouvelle doctrine ferroviaire une option qui ne fait pas l'unanimité : il est
temps de réfléchir à des liaisons Intercités rapides (et à un nouveau train qui les assure),
intermédiaires entre TER et TGV Menons de côté ce dernier point, très délicat parce que la loi
Macron est entre-temps venue changer la donne et parce qu'Alstom et Bombardier ne jugent
pas nécessaire la création d'un Intercités. Mais à cette importante réserve près, on a vu se
constituer peu à peu cette façon de reconsidérer le ferroviaire assez consensuelle, avec la
complicité active de SNCF Mobilités et de SNCF Réseau.
Les décisions du gouvernement sont un vrai saccage de ce travail. Manifestement furieux,
Gilles Savary, député PS de Gironde, rapporteur de la loi sur la réforme ferroviaire, s'est fendu
d'un communiqué indigné. On le comprend. Citons-le : « Cet arbitrage intervient alors que le
système ferroviaire français ne cesse de creuser son endettement, établi à ce jour à 44
milliards d'euros, et qu'aucune solution alternative moins coûteuse pour relier Toulouse à Paris
et Bordeaux à l'Espagne à plus de 250 km/h (définition européenne de la grande vitesse
ferroviaire) n'a été envisagée. Cette décision engage ainsi l'État a de nouvelles dépenses
publiques, puisqu'elle permet aux propriétaires fonciers impactés par le tracé d'exiger
l'expropriation. » Et d'ajouter : « Elle n'apporte pour autant aucune solution aux dessertes
ferroviaires de Toulouse et de l'Espagne avant 2025/2030, car les projets colossaux du Tunnel
Lyon -Turin et du Canal Seine Nord, pourtant exclus des conclusions prudentes de la
Commission Mobilité 21, ont été confirmés et nécessitent des dépenses considérables
imprévues. » On voit venir avec inquiétude, aujourd'hui, à la SNCF, ce qu'on appelle souvent «
les TGV Sarkozy » : phase 2 du TGV Est, Bretagne-pays-de-la Loire, Contournement de
Nîmes-Montpellier, Sud-Europe Atlantique. Des TGV que, du temps des Assises du ferroviaire,
fin 2011, on appelait les « quatre coups partis », comme pour regretter qu'on ne puisse plus les
arrêter et pour signifier qu'après eux, la fête était finie. Autant de projets dont l'entreprise ne voit
pas l'équilibre économique. Va-t-on demain pleurer, en plus, sur les TGV Hollande ? Pas sûr. À
lire quelques commentaires de presse, on se demande si ces LGV vont vraiment se faire. Ce
qui compte, c'est peut-être bien leur annonce, et pas leur réalisation. À quelques semaines des
régionales, tout est bon pour ne pas perdre deux nouvelles grandes régions : Aquitaine
-Poitou-Charentes - Limousin et Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon. Si c'est le cas, c'est
pitoyable. Et pas sûr que ce soit payant. Car sur le terrain, la décision fait beaucoup de
mécontents. Certes, les grands élus espèrent toujours que le TGV va leur apporter la
croissance, malgré les mises en garde constantes d'économistes sur le fameux « effet TGV ».
Mais, il n'y a pas que les grands élus. Il y a aussi ceux qui s'apprêtent à voir passer le TGV sur
leurs terres. Comme Xavier Planty, président de l'organisme de défense et de gestion des
AOC Sauternes et Barsac, cité par Le Parisien : « C'est un déni de démocratie, une décision
slalinienne. L'État s'assied sur une enquête publique qui a réuni 14 000 personnes ». Comme
le dit Gilles Savary, socialiste accablé : « Des régions, on va en perdre et je pense même que
cette décision va nous faire perdre plus de voix qu'elle va nous en faire gagner ».   
F. D.

(source la vie du rail)

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